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Bien qu'elle ne vive qu'à quelques heures de la capitale du Cambodge, Phnom Penh, Mom Ra, 30 ans, était très loin de se sentir aidée par l'Etat lorsqu'on a diagnostiqué sa séropositivité. Tout comme les autres femmes séropositives de son petit village, elle ne savait presque rien de sa maladie et avait reçu un diagnostic tardif, suite à de nombreux voyages coûteux pour rencontrer le docteur du village voisin et après que la maladie lui ait fait perdre un enfant. Comme de nombreuses femmes dans la même situation, explique-t-elle, elle a dû se battre pour trouver des informations sur les traitements et sur ses droits, et elle s'est retrouvée isolée en raison de la discrimination ouverte infligée par ses voisins. Pourtant, enMom Ra a trouvé s'est vu ouvrir de nouvelles possibilités et une notion de la solidarité lorsqu'elle est devenue l'une des 1. Le projet est soutenu par le Fonds pour l'égalité des sexes d'ONU Femmes, dans le cadre de son programme visant à renforcer les opportunités de subsistance économiques des femmes à faible revenu et séropositives du pays.

Fil d'Ariane

Ce programme a évolué à partir des expériences acquises sur le terrain alors se focalise, depuis , sur la prévention du VIH et des autres IST, tout en portant une soin particulière aux femmes les plus exposées. Les chiffres de cette IST révèlent l'inégalité de statut entre les femmes et les hommes. Ils témoignent du poids de la précarité, des normes sociales et de l'absence de droits aggravée par les violences, dans la forte exposition aux risques des femmes. Mais les réponses construites par les politiques de santé tardent à incorporer concrètement cette dimension, reconnue par toutes les institutions internationales. Les femmes séropositives jouent un rôle déterminant dans ce combat. Telle est l'approche défendue avec Le Planning Familial tant dans ses actions de plaidoyer que sur le terrain, au Nord comme au Austral. Réfléchir sur les questions relatives à la vie des femmes concernées avec le VIH, leur donner la élocution, leur permettre de se rencontrer sur construire une parole collective.

Cambodge: les femmes séropositives prennent la parole

Du coup, elles sont de plus par plus réticentes à se faire vérifier ou à dévoiler à leurs conjoints leurs résultats. Le Réseau des médias de Centrafrique pour la lutte vers le sida, la tuberculose et le paludisme dénonce tous les jours par ses émissions de radio, de abondant cas de ruptures conjugales provoqués avec des hommes qui ne supportent marche de vivre avec leurs épouses atteintes du sida. Boukoutou, 26 ans, bite ainsi depuis quatre mois avec ses deux enfants dans un nouveau alors modeste logement à Combattant, une faubourg de Bangui. Le mari, qui, cézigue, ne veut pas se soumettre au test de dépistage, a immédiatement abandonner le lit conjugal, avant de abandonner définitivement la maison pour aller nourriture avec une autre jeune femme. Elles ne sont pas seules en motif. Pour le Dr Édith Pulchérie Adialo Sako, coordonnatrice du programme PTPE, les maris qui ne veulent pas se soumettre au test de dépistage inventent toujours des motifs pour se dégager de leurs conjointes touchées par le VIH.

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